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Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
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du général Rap/J.

pour elles. Le duc lui-même avait repris toutesa confiance. Il ne trouva sur la chaussée d’Auer-staedt ([u’une trentaine de chasseurs. Sescommunications étaient libres; il était impos-sible qu’elles fussent interceptées. Un manœu-vrier comme lui n’était pas facile a surprendre.Les Prussiens de Hohenlolie campaient derrièreles hauteurs deJéna: il en avait à perte de x r ue;ils se prolongeaientpar-delh Weimar . Napoléonles x'econnut dans la soirée du 15 et fixa l’atta-que au lendemain : il expédia dans la nuit lesordres de mouvements pour les divers corps.„()uant a Davoust, il faut qu’il marche sur„Apolda , afin de tomber sur les derrières de,,cette armée ; qu’il tienne la route qui lui con-,,viendra, je le laisse le maître pourvu qu’il,,prenne part a la bataille. Si Bernadotte est,,a portée, il faut qu’il q’appuye. Berthier,,,donner des instructions en conséquence.“Il était dix fleures du soir; toutes les disposi-tions étaient faites, et cependant le généralennemi se flattait encore que nous ne pour-rions déboucher; mais la pioche fit justice desobstacles , on creusa le roc, on ouvrit des tran-chées : l’armée s'écoula par toutes les issues.L’action commenta; de la droite a la gauche,la mêlée devint terrible. Davoust surtout setrouvait dans une position sous laquelle unhomme moins tenace eût succombé. Bernadotte refusa de le soutenir; il défendit même a deuxdivisions de la cavalerie de reserve, qui pour-tant n’était pas sous ses ordres, de prendre parta 1 action. Il paradait autour d’Apolda pendantque vingt-six mille Français étaient aux prisesavec soixante-dix mille hommes délite com-