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Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
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écrivit a Desaix combien il était charmé de saconduite. Sa lettre fut mise a Tordre du jour,elle enivra les soldats ; les blessés même étaientdans le délire.

L’empereur porta son quartier-général a•Weimar . Il eut tous les égards possibles pourla duchesse, a laquelle il trouva de l’amabilité,de l’esprit, de grandes manières.

Cependant l’ennemi se ralliait sur Magde-bourg. Les débris de Jéna, Tannée de réserve,les troupes de la vieille et de la nouvelle Prusse ,accourai eut sur ce tte place. Le duc de Wurtem-berg prenait déjà posi tion a Halle ; Bérnadotte y. marcha. Son corps n’avait pas combattu aAuerstaedt ; il ne demandait qu’a se dédom-mager de la part de gloire dont il avait étéprivé. Il aborda les Prussiens a 'baïonnette,renversa, culbuta tout ce qui se présenta surson passage. Le carnage fut affreux. Le lende-main Napoléon visita le champ de bataille. Ilfut frappé a la vue des monceaux de Cadavres qui entouraient nos agresseurs et nos soldats ;il s’approcha, et reconnut les numéros du 52 e .„J’en ai tant fait tuer, dit-il, de ce régiment-,,là en Italie, en Égypte et partout, qu’il ne,,devrait plus en être question/ 4

Il se dirigea sur Dessau et traita a merveillele vieux duc qui y était resté avec son fils. Ily avait quelques mois qu’un M. de Gussau,attaché a la cour de Bade, m’avait dit h Paris :,,Yous aurez sans doute la guerre avec les,,Prussiens . Si cela arrive et que vous pénétriez*,,cette campagne, jusqu’à Dessau , je Vous,,recommande son respectable souverain, qui