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du général tiapp.
„la mèche une fois allumée, qui sait où s’ar-rêtera l'incendie ? Mon premier devoir est en-vers la France ; je ne dois pas la sacrifier a la,,Pologne : il faut s’en remettre au souverain,,qui régit tout, au temps; lui seul nous ap-prendra ce que nous aurons a faire.“
Durocnous rejoignit a Posen . INous partîmes„pour Varsovie : le grand maréchal verse dansce trajet, et se cassa la clavicule. Napoléon enfut très affecté. Duroc a toujours été pour luiun homme presque indispensable ; il a constam-ment joui de la plus haute faveur et de la plusgrande confiance: il le méritait a tous égards.11 était difficile d’avoir plus de tact, d’esprit deconduite, d’habileté, et en même temps plusde modestie: son dévouement était illimité;il a', ait le cœur droit, il était honnête homme:on ne pouvait lui reprocher que la crainte dedéplaire et une excessive timidité.
Nous arrivâmes enfin dans la capitale de laPologne ; le roi de Naples nous y avait précédéset en avait chassé les Russes . Napoléon fut reçuavec enthousiasme; la nation ci-oyait toucherau moment où elle al lait renaître; elleétaitaucomble de ses vœux. 11 est difficile de peindrela joie des Polonais et le respect qu’ils avaientpour nous. Nos soldats étaient moins satisfaits;ils montraient surtout une vive répugnance hpasser la Vistule . La misère, l’hiver, le mauvaistemps, leur avaient inspiré pour ce pays uneextrême aversion : c’étaient des plaisanteriescontinuelles sur la nation, les épigrammes netarissaient pas. Ils n’en battirent pas moins lesRusses dans les houes de Nasielsk , â Golymin,k Pultusk , et plus tard a Eylau.