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Mémoires
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CHAPITRE XX.
Il était question de divorce; on en parlaithautementdans Paris , maison n’était pas d’ac-cord sur le choix de cet homme extraordinaire.On désignait les princesses de Russie , de Saxe,l’archiduchesse. Il fut d’abord effectivementquestion de la première. M. de Metternich l’ap-prit et fit des ouvertures ; elles furent acceptées.Cependant tous les membres de la famille impé-riale étaient opposés a cette alliance; ils redou-taient l’astuce autrichienne ; ils prévoyaient quecette cour consentirait, se prêterait a tout cequ’il lui demandait jusqu’à ce que l’occasion de-vint favorable ; qu’alorselle lèverait le masque,et serait la première a provoquer sa perte : maisle mariage était conclu, les représentations fu-rent inutiles. Je fus désigné pour assister a lacérémonie ; c’était une espèce de faveur, puis-qu’une grande partie de la cour était confon-due dans la foule. Je n’avais cependant pas , jel’avoue , le droit d’y prétendre; je m’étais per-mis quelques réflexions sur le divorce du chefde l’état, et elles lui avaient été rapportées. Jeplaignais l’impératrice Joséphine, qui avait tou-jours été bonne, simple et sans prétentions. Elleétait reléguée a laMalmaison; j’allais la voir sou-vent. Elle me confiait ses peines, ses ennuis ; jel’ai vue pleurer des heures entières ; elle parlaitde son attachement pour Bonaparte, c’est ainsiquelle l’appelait parmi nous; elle regrettait le