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Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
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du général Ilapp.

avec le maréchal Ney, dont je tenais la droite.TNos troupes étaient pêle-mêle; nous les ralliâ-mes , nous nous précipitâmes sur les Russes ,nous leur fîmes expier leur succès. La canon-nade, la fusillade, n’arrêtaient pas. Infanterie,cavalerie, se chargeaient avec fureur d’uneextrémité de la ligne a l’autre. Je n’avais pasencore vu de semblable carnage.

TNous avions trop appuyé sur la droite; leroi de .Naples restait seul exposé aux ravagesdes batteries de Scrninskoé. Il n’avait que destroupes â cheval ; un ravin profond le séparaitdu village, il n’était pas facile de l’emporter:il le fallait cependant sous peine d’être écrasépar la mitraille. Le général Belliard, quin’aperçoit qu’un rideau de cavalerie légère,conçoit le dessein de la refouler au loin et dese porter par un a gauche sur la redoute. ,,Cours,,a Latour-Maubourg, lui répond Murat, dis-lui„de prendre une brigade de cuirassiers fran-çais et saxons, de passer le ravin, de tout,,sabrer, d’arriver au galop sur le revers de la,,redoute et d’enclouer les pièces. S’il ne réussit„pas, qu’il revienne dans la même direction.»Tu disposeras une batterie de quarante pièces,,et une partie de la réserve pour protéger la«retraite.” Latour-Maubourg se mit en mou-vement, culbuta, dispersa les Russes et s’emparades ouvrages. Friant vint les occuper. Toutela réserve passa et s’établit a la gauche du village.Restait un dernier retranchement qui nous pre-nait en liane et nous accablait. Elle venait d’enenlever un, elle pensa qu’elle pouvait enempov-ter un autre. Caulincourt s’avança, sema auloin lê désordre et la mort. Il se rabattit tout a