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Mémoires
,,daiilon, et médit avec une satisfaction que„ses yeux ne cachaient pas : ,,Mon fils est le,,plus bel enfant de France .“
On apporta, un instant après, un mémoirede l’intendant-général, qui demandait quarante-cinq jours pour évacuer les blessés. „Ouarante-,,ciaq jours! il se trompe. Si on ne faisait rien,,, partie guérirait, partie mourrait; il n’y aurait,,que le surplus a évacuer ; et l’expérience,,prouve que trois mois après une bataille, il,,ne reste que le sixième des blessés: je veux,,les faire évacuer; je ne veux pas qu’ils restent,,exposés aux brutalités des Pusses.“
Nous apercevions, du salon, les ouvriersqui travaillaient a enlever la croix du grandIwan. ,,Voyez quelle nuée de corbeaux volti-gent autour de cette ferraille ! Veulent-ils aussi,,nous empêcher de l’emmener ? J’enverrai,,cette croix 'a Paris ; je la ferai placer sur le„dôme des Invalides .“
Nous étions au 18 octobre; le départ futfixé au 19. Ma blessure n’était pas tout-a-faitfermée; je montai a cheval pour voir si j’ensupporterais le mouvement.