du général Ra/jp.
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CHAPITRE XXXII.
Le lendemain, je me rendis de bonne heureau Kremlin ; a peine arrivais-je au palais , quejNapoléon en sortait pour quittera jamais Mos-cou ; il m’aperçut : ,,J’espère que vous ne me,,suivrez pas a cheval; vous n’êtes pas en état„de le faire : vous pouvez vous mettre dans„une de mes voitures.“
Je le remerciai, et lui répondis que je cro-yais être a même de l’accompagner. Àous quit-tâmes cette capitale, et nous primes la routede Kaluga ; lorsque nous fumes a environ troislieues, l’empereur s’arrêta pour attendre desnouvelles de Mortier, qui avait ordre de fairesauter le Kremlin , en évacuant la place, lisepromenait dans un champ avec M. Daru ; ce-lui-ci le quitta: je fus appelé. „Eh bien Rapp,,,nous allons nous retirer sur les frontières de,,1aPologne, par la route deKalouga; je pren-drai de bons quartiers d’hiver: j’espère qu’A-,,lexandre fera la paix. — Vous avez attendu,,bien long-temps, sire; les habitants prédisent,,un hiver rigoureux. — Bah! bah! avec vos,,habitants! Nous avons aujourd’hui le 19 octo-„bre, voyez comme il fait beau; est-ce que«vous ne reconnaissez pas mon étoile? Je ne„pouvais , d’ailleurs, partir avant d’avoir mis..en route tout ce qu’il y avait de malades et..de blessés; je ne devais pas les abandonner!,a la fureur des Russes . —- Je crois, sire, que,»vous eussiez mieux fait de les laisser a Mos-