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Mémoires
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CHAPITRE XXXVII.
Mais les alliés secondèrent mal les élémentscfui combattaient pour eux. Au lieu de venirà nous, ils se consumaient en intrigues misé-rables : c’était proclamations sur proclamations ;il y en avait pour la magistrature, pour les ha-bitants , pour les soldats. Les uns étaient ex-cités a la révolte, les autres a la désertion; lesbraves Polonais, les Westphaliens, les Bavarois,étaient tour a tour sollicités, pressés, mena-cés. Cette guerre de plume m’inquiéta peu;je connaissais la loyauté de mes troupes, j’a- .vais en elles la plus entière confiance. Je leur jen donnai la preuve : dès que les proclamations ;nous arrivaient, je les faisais lire h la tête desrégiments, Cette manière franche leur plut, !ils m’en surent gré ; ils n’en conçurent queplus de mépris pour un ennemi qui se promet-tait d’avoir meilleur marché de leur honneur jque de leur courage, et souvent ils m’appor-taient eux mêmes, sans les avoir lues, cesbel- iles productions du génie russe. f
Les assiégeants persistaient a se tenir lesbras croisés dans la place ; je les tirais de temps ja autre de la léthargie où ils étaient plonges,Ces messieurs nous menaçaient hautement d’unassaut; ils avaient même, sur la fin de jap- .vier, commandé un grand nombre d’échelles |dans les villages du Wherder. Je résolus deleur faire sentir que nous n’en étions pas en- jcore la : le 29, je mis quelques forces en mou-
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