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Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
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du général Rapp.

vement dans la direction de Brantau ; le géné-ral Granjean déboucha de Stries avec quatrebataillons, un peloton de cavalerie, et deuxpièces de campagne : il dispersa dans sa tour-née des partis de Baskirs et de Cosaques . Ilpréludait a une action plus sérieuse.

Je savais que des troupes fraiches étaientarrivées devant la place, quelles s’étaient ré-pandues dans le INerbung , et occupaient enforces Bohnsack et Strie je les fis reconnaître.Le général Detrées fut chargé de cette expédi-tion. Il culbuta d’abord tout ce qui se présentasur son passage ; mais ses tirailleurs s’abandon-nèrent trop a la poursuite, et faillirent êtrevictimes de leur témérité : une nuée de Cosa-ques fondit sur eux, et les eût taillés en piècessi le colonel Farine ne les eût dégagés. Nousfûmes moins heureux sur un autre point; nosavant-postes avaient ordre de se tenir sous lesarmes, d’observer les mouvements de l’ennemi,mais de ne pas engager d’action. Le colonel deHeering, qui commandait a Stolzenberg, neput se contenir; il.descendit mal a propos dansla plaine, poussa les Côsaques avec une impé-tuosité irréfléchie : ses troupes, surprises dansun défilée, ne purent résister au choc de la ca-valerie, et furent enfoncées. Cette imprudencenous coûta deux cents cinquante hommes.L’ennemi s’échauffa: ce petit succès lui avaitdonné de la confiance. Vers les trois heures de1 après-midi, ses colonnes se présentèrent de-vant Larigfuhr , et parvinrent a s’y établir.Trente hommes postés en avant de ce villagefurent faits prisonniers; ils s’étaient jetés dansune maison, et avaient opposé une longue ré-