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Mémoires
des chevaux morts, lorsqu’ils furent chargés aleur tour et obligés de lâcher prise.
La fortune nous était moins’ favorable surd’autres points; le général Franceschi se main-tenait avec peine en avant de Alt-Schottland; ilcédait le terrain, mais en le défendant pied apied: il suivait ses instructions, il gagnait dutemps. Le brave colones Buthler accourait entoute hâte â son secours. A peine parvenusaux premières maisons du village, les Bavaroisse jettent avec impétuosité sur l’ennemi, lepoussent, le chargent â la baïonnette, et par-viennent ale contenir; mais pendant qu’ils fontface d’un côte, les Busses les menacent de l’au-tre. Après trois attaques infructueuses, ilsavaient enlin triomphé de la belle résistancedu chef de bataillon Clément , et s’étaient em-parés de Stolzenberg; ils débouchaient déjà dece village * et allaient nous prendre en liane.Ce mouvement eût été décisif: je me hâtai dele prévenir; je donnai ordre au sixième régi-ment napolitain d’occupersur la droite un mon-ticule qui assurait notre position. Le généralDetrées conduisit l’attaque et enleva le plateauau pas de charge; l’ennemi accourut pour lereprendre, mais il ne put y parvenir. Toutcouvert de contusions, ses habits criblés deballes, le colonel Degennero lui opposa unerésistance invincible, et le força â la retraite.Cependant le général Bachelu, avec quatrebataillons sous ses ordres , gravissait les hau-teurs a droite de Schidlitx ; tout a coup ilfond sur les alliés, les attaque à revers et lesculbute. En vain ils se jettent dans les mai-