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Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
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du général Happ.

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CHAPITRE XXXIX.

Après avoir paradé, il s’agissait de vivre ; lachose était moins aisée. L’ennemi avait fouillétous les villages et n’y avait laissé ni fouri'agesni bestiaux ; plus de ressources, a moins de leschercher a une distance de plusieurs lieues.J’en avais fait l’expérience a Borgfeld, aussije pris mes mesures en conséquence. Je m’é-tais procuré des renseignements exacts sur lesfacilités et les obstacles que présentait uneexpédition dans le Nehrung ; je connaissais lenombre , la position des troupes et leur par-faite sécurité. Je fis mes dispositions. Douzecents hommes d’élite, trois cent cinquantechevaux, une compagnie d’artillerie légèreavec huit bouches a feu, conduits par le gé-néral Bachelu, s’avancèrent surHeubude. L’en-nemi culbuté cherche vainement a défendreBohnsack. Bachelü" ne lui donne pas le tempsde se reconnaître ; il le pousse , l’enfonce etle rejette en désordre jusqu’à Woldern. Sesprincipales forces occupaient ce village. Prèsde cinq mille hommes l’accueillent et le sou-tiennent; mais, toujours emportées par le mêmeélan , nos troupes arrivent a la course et nesouffrent pas qu’il se déploie. Elles commen-cent aussitôt l’attaque : une partie se répanden tirailleurs sur les dunnes et dans la plaine,l’autre reste en ligne et ouvre un feu meur-trier. Nos pièces , notre cavalerie accourentet consomment la déroute. Elle fut si prompte