239
du général Rapp.
ils fuient et ne s’arrêtent que sur les hauteursen arrière de Wonneberg. Bientôt ils se ravisentet fondent sur notre aile droite ; elle les reçoitavec une admirable résolution. Le coloneld’Englofïstein, le major Horadam, le lieutenant-colonel Hope, combattent a l’ern i l’un de l’autre.Le sergent Vigneux, le sergent Auger, don-nent aussi l’exemple du courage. J’accours aumilieu de cette lutte sanglante; je fais avancerle 10 e polonais avec cinq pièces d’artillerie quiétaient en réserve. La mêlée s’échauffe et de-vient de plus en plus terrible. Les ' Russes cèdent enfin ets’échappent en désordre ducampde Pitzkemlorf. Je ne jugeai pas a propos de lessuivre: a chaque jour suffit sa peine. Ils avaientenviron dix huit cents hommes hors de com-bat. Je fis cesser le feu. De notre côté nouscomptions quatre cents morts ou blessés.
Les alliés vaincus dans deux batailles con-sécutives, avaient sollicité un armistice. Laguerre avait été reportée sur l’Oder . Nousétions de nouveau les arbitres de la fortune,hotre gloire était d’autant plus pure qu'elleétait due tout entière a ce courage impétueuxqui supplée a l’expérience et ne recule devantaucun obstacle. .Des recrues avaient triomphédes forces combinées delà Prusse et de la Russie .Le capitaine Planat nous en apportait la nou-velle au moment où les assiégeants culbutéscherchaient leur salut dans la fuite. Napoléonavait joint a ses dépêches des preuves de samunificence. Il daignait m’accorder le grandcordon de l’ordre de la Réunion. 11 m’auto-nsait à faire des promotions , a conférer des