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Mémoires
insultés par des Cosaques . Nous primes lesarmes: le général Grau jean commandait ladroite, le général JDevilliers était au centre,et la gauche obéissait au comte Heudelet. L’ap-parition inopinée de nos colonnes glaça l’enne-mi d’effroi. Ses chevaux paissaient librementdans la plaine; son infanterie était paisibledans ses camps. Il ne s’attendait pas il cette ]attaque. Au moment où nous commencionsa nous ébranler je reçois la nouvelle authenti-que des immortelles victoires de Lutzen et deBautzen ; je la communique, je l’annonce, jela répands. Lajoie, l’ivresse , l’enthousiasme,sont au comble; tous les sentiments s’échap-pent a la fois ; il tarde de combattre ; on brûlede vaincre. De la gauche a la droite le cri d'enavant retentit partout. Le signal est donné.Aussitôt l’artillerie se démasque ; on se mêle,on se confond; la terre est jonchée de morts. !Le capitaine Preutin foudroie l’ennemi et !l’oblige d’évacuer Schcenfeld. L’artillerie a che--val polonaise accourt au galop, se place à demi-portée et renverse tout ce qui se trouve devantelle. Le major Bellancout, le chef de bataillonDuprat, poussent, accablent les fuyards , ils lesdispersent a mesure qu’ils se rallient. Culbuteau centre, l’ennemi se jette sur la gauche etmenace Ohra. Le major Schneider lui opposeune résistance opiniâtre. Cet excellent ofilcier jse défend sur un point, attaque sur un autre,et compense par son courage la faiblesse desmoyens dont il dispose. Le général Bressau,le général Husson, volent a son secours. LesRusses écrasés ne peuvent faire tête â l’orage; i