du general liapfj.
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CHAPITRE XLI.
L’ennemi était plein de confiance; il com-battait, il intriguait, il se flattait d’emporter laplace ou de la réduire en cendres; mais toutesses tentatives échouèrent devant la vigilanceet l’intrépidité de mes soldats. Ses fusées in-cendiaires vinrent se perdre sur les remparts;ses attaques furent repoussées, et ses émissai-res découverts. Plusieurs de ces misérabless’étaient déjà introduits dans nos magasins, etse disposaient a les incendier. J’eusse peut-êtredû en faire un exemple; mais je craignis quecet exemple ne fût dangereux, je craignis qu’il11e donnât l’idée du crime a ceux qui ne l’a-vaient pas, et qu’il ne répandit l’alarme parmiles troupes. Je feignis de croire qu’ils avaientvoulu détourner quelques comestibles, et lesrenvoyai; mais je publiai contre le vol des or-donnances si sévères que je tins la malveillanceà l’écart.
Après tx’ois jours d’humiliations et de fati-gues les assiégeants réussirent enfin â s’emparerdu bois d’Olira. Chassés presque aussitôt, ilsreparaissent avec de nouvelles forces , et re-plient le poste. Le bataillon de service prendune seconde fois les armes, et vole a son se-cours. Le major Legros attaque le bois, deuxcompagnies de grenadiers se portent au village ;les troupes se joignent, elles se pressent, sepoussent, se culbutent; la mêlée dévint affreuse.Le capitaine Capgran saisit aux cheveux un offi-