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Mémoires
cier prussien; tandis qu’il le terrasse, lui-mêmeest sur le point de perdre la vie; un soldat l’at-teint déjà de sa baïonnette: le lieutenant Sa-batier détourne le coup, serre le Cosaque , etlui passe son sabre au travers du corps; mais 1au moment où il sauve sou chef, il l'eçoit a la |gorge une blessure qui le force de quitter lechamp de bataille. Dans.le bois ; dans le village, !partout les Russes sont accablés ; le capitaineDuchez en abat quatre; le commandant Char-ton, les lieutenants Devrine et Blanchard, lesmoissonnent a pleines mains ; une foule de bra-ves se répandent au milieu d’eux, et accrois-sent le désordre. Francou , dont la v aleur futquelque temps après si fameuse, Martin, Cou-ture, Rochette, Schiltz, Lepont, Bennot, Sou- Idé, Paris , Belochio, tous sous-officiers de trou-pes légères , le carabinier Richida, le tam-bour Breignier, percent jusqu’au centre deleurs colonnes et les livrent au fer de nossoldats.
Des troupes fraîches prennent la place decelles qui sont défaites, et s’établissent dansle bois ; nos braves s’élancent sur les pas dulieutenant Joly Delatour, les abordent et lesculbutent. L’ennemi néanmoins ne pert pascourage ; il se reforme , et se présente unetroisième fois: mais, toujours vaincu, toujourstaillé en pièces, il cesse enfin ses attaques.
Dès le lendemain il se jette sur Stries, Hei-ligenbrunn , et s’empare de Langfuhr. fN° savant-postes se replient sur deux blokhaus,situés a droite et a gauche du village. Les jRusses les suivent et se disposent a donneil’assaut; mais les Polonais tirent si bien et si