Mémoires
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A la pointe du jour, il sort de Kabrun avechuit hommes qui demandent a le suivre; ilse porte a la course vers la maison de droite.Aussitôt les barrières s’ouvrentle poste sejoint a lui, et tait sa retraite malgré les llus-ses qui accourent pour l’enlever.
Restait celui de gauche; mais le plus diffi-cile était fait. J’avais la certiüade qu’il exis-tait encore; je donnai des ormes pour (fu’ilfût secouru, [jn bataillon s’avance: a peinel’eurent-ils aperçu que ces admirables soldatsplacent leurs blessés au milieu d’eux, et fon-dent sur les alliés. Plusieurs sont atteints: lebrave Dalvvick reçoit une balle qui lui fracassel’épaule gauche; mais il n’en continue pasmoins de combattre avec courage. La mêléedevient de plus en plus sanglante. Les Bava-rois , qu’échauffe le noble dessein de sauverleurs compatriotes et qu’enflamme encorel’exemple de deux officiers intrépides, l’adju-dant- major Seiferlitx et le lieutenant Mue!;,se précipitent sur l’ennemi, le rompent et-dé-gagent enfin cette poignée d’hommes dévoués.Ils firent une espèce d’entrée triomphale: cha-cun voulait les voir, voulait les féliciter; onr'entretenait de leur constance, on vantait leursésignation. Seuls, abandonnés a eux-mêmes,sans vivres , sans munitions, consumés par lasoif, suffoqués par l’incendie , ils avaient braveles menaces, repoussé les sommations et rejeteavec dédain les insinuations de l’ennemi. C’é-tait surtout le capitaine Fahrenbeck qu’on acca-blait d’éloges; on admirait son sangfroid, ouexaltait son courage ; sa fermeté, sa prudence,étaient le sujet de toutes les conversations, le