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du général Rapp.
jettent sur les palissades; ils les arrachent, etsemblent devoir triompher de tous ces ob-stacles : mais couchés dans la poussière a me-sure qu’ils se découvrent; ils désespèrent bien-tôt du succès: ne pouvant les emporter, ilsles livrent aux flammes. Nos braves ne sontpoint ébranlés : les uns continuent la fusillade,les autres éteûrnent le feu; et l’ennemi n’estpas plus avancé.
Une fumée épaisse nous dérobait les deuxmaisons; j’ignorais si nos troupes les occu-paient encore, ou si les alliés s’en étaient ren-dus maîtres. Des rapports l’annonçaient: jerésolus néanmoins de faire une tentative; maisles balles parties des maisons tombaient a flotssur nous ; je conclus qu’elles étaient perdues.Une circonstance rendait la chose vraisem-blable: la fusillade avait cessé et l’incendieétait flagrant. Je répugnais cependant a croirequelles eussent été rendues. Je les fis de nou-veau reconnaître: les alentours de ces deuxpostes étaient jonchés de cadavres vêtus decapotes blanches; abusés par la couleur ducostume, les officiers que j’avais expédiés sepersuadèrent que les Bavarois avaient péri:tous l’assuraient, tous en étaient convaincus.La perte d’aussi braves gens étais pénible, etméritait bien de ne pas être admise sur desapparences. Je chai’geai un de mes aides-de-camp, le capitaine Marnier, de savoir aujuste ce qu’il en était: cette mission ne pou-vait pas lui déplaire; il avait, a la batailled’Uclès , somme une division espagnole demettre bas les armes, et l’avait amenée: leslances des Cosaques ne devaient pas l’arrêter.
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