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Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
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Mémoires.

eux. Plusieurs demandèrent a être employésaux. fortifications, et recevaient la moitié ou lequart d’un pain de munition pour salaire.

Cependant l’ennemi avait perfectionné sesouvrages. De temps a autre il essayait ses bat-teries, et semblait préluder a une action plussérieuse. Le 10, en effet, toutes sont en feudès la ebute du jour. La ville, le Holm, )ecamp retranché de Neufahrwasser, sont inondésde bombes, d’obus, de boulets rouges. L’incen-die éclate et dévore le couvent des Domini-cains . lies prisonniers russes soignés dans cetédifice allaient périr ; nos soldats accourent etles arrachent a la mort. Toujours plus arden-tes, les flammes tourbillonnaient sur les mai-sons voisines et menaçaient de les réduire encendres. En même temps, les alliés se présen-taient en force devant nos postes d’Ohra et lesrepliaient jusqu’à Stadtgebieth. J’accours avecle comte Heudelet . L’ennemi culbuté a la baïon-nette essaie vainement de revenir a la charge;le général Husson, le major Legros, repoussenttoutes ses attaques. Une méprise augmenta sespertes. Deux de ses colonnes se prennent pourennemies, et en viennent aux mains. Elles sereconnaissent aux cris des blessés; mais plusde trois cents hommes étaient déjà couchés dansla poussière. De notre côté, nous en avions unecentaine hors de combat.

Dès le lendemain il reparut devant les mai-sons situées au-dela de Stadtgebieth. Repoussedeux fois, il y mit le feu. Quoique chargé dedeux blessures, le capitaine Basset hésitait en-core a les évacuer; mais le progrès des flammesne tarda pas a l’y contraindre : il se retira en