(la général Rapp.
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CHAPITRE XLII.
La saison devenait chaque jour plus âpre.Les pluies ne discontinuaient pas et entrete-naient un brouillard fétide, qu’un soleil sanschaleur pouvait â peine dissiper. Mais , ce quiétait bien plus grave, la disette allait toujourscroissant. Les chevaux, les chiens , les chats,étaient mangés ; nous avions épuisé toutes nosressources, le sel même nous manquait. Il estvrai que l’industrie y suppléa. Quelques sol-dats imaginèrent de faire bouillir des débrisde vieilles planches, qui avaient autrefois servidans un magasin; l’expérience réussit. Nousexploitâmes cette mine de nouvelle espèce, etles hôpitaux furent approvisionnés. La popu-lation était réduite aux abois elle ne vivaitplus que de son et de drèche , encore n’en avait-elle pas de quoi se satisfaire. Dans cet état dedétresse, je pensai que les philanthropes alliésne repousseraient pas des compatriotes, et j’ex-pulsai les détenus et les mendiants, tous ceux,en un mot, qui n’avaient pas de subsistances.Mais les Prussiens furent inexorables; et sansles habitants de Saint-Alhrecht, ils les eussentfait périr d’inanition. D’autres se dirigèrent dudu côte qu’occupaient les Russes , et ne furentpas mieux accueillis. Sans abri, sans alimentsd’aucune espèce , ils eussent expiré sous lesyeux de ces libérateurs de l’humanité, si jen’eusse pris pitié de leur misère. Je leur dis-tribuai quelques secours et les renvoyai chex