Buch 
Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
Seite
281
JPEG-Download
 

281

du général Rapp.

„servéplus d’afFection. Si d’ailleurs vous aviez„tiré un seul coup, vos paysans d’Alsace vous„auraient lapidé.

,,Rapp. \ ous conviendrez, sire, que la posi-tion était pénible: vous abdiquez, vous par-tez , vous nous engagez h servir le roi ; vous,,revenez... Toute la puissance des souvenirs„ne peut nous faire illusion.

,, Napoléon. Comment cela? Que voulez-„vous dire? Croyez-vous que je sois revenu,,sans alliance, sans accord?... D’ailleurs mon„système est changé : plus de guerre, plus de,,conquêtes; je veux régner en paix, et faire„le bonheur de mes sujets.

,,Rapp. Tous le dites: mais vos anticham-bres sont déjà pleines de ces complaisants qui„ont toujours flatté votre penchant pour les,,armes.

„]\ t apolÉo:n. Bah! bah! l’expérience... Al-„liez-vous souvent aux Tuileries ?

,,Rapp. Quelquefois, sire.

„1Napoléon. Comment vous traitaient ces„gens-la ?

,,Rafp. Je n’ai pas a m’en plaindre.

,,Napoléon. Le roi parait vous avoir bien,,reçua votre retour de Russie ?

,,Rafp. Parfaitement, sire.

,,Napoléon. Sans doute. Cajolé d’abord, mis,,ensuite a la porte. Voila ce qui vous attendait„tous; car enfin vous n’étiez pas leurs hommes,,,vous ne pouviez leur convenir: il faut d’autres»titres, d’autres droits pour leur plaire.

,,Rapp. Le roi a débarrassé la France des,,alliés.

,,Napoleon. C’est bien; mais a quel prix!