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Mémoires
assiégé Louis XVIII dispensateur des grâces;ils n’eurent pas une amorce a brûler pourLouis XVIII malheureux. Nous essayâmesquelques dispositions; mais le peuple, lessoldats Savaient jamais été complices deshumiliations de la France ; ils refusèrent decombattre les couleurs qu’ils adoraient, et l’em-pereur reprittranquillement les rênes de l’état.
Les généraux Bertrand et Lemarrois m’é-crivirent de me rendre aux Tuileries. Je re-vins â Paris . Une nouvelle invitation m’atten-dait à mon hôtel; le grand maréchal m’an-nonçait que sa majesté désirait me voir. Jene voulus pas me faire attendre ; j’allai tel queje me trouvais, bien sûr que Napoléon sauraitfaire la part du devoir et celle des affections.Je fus introduit sur-le-champ.
,,Napoléon. Vous voila, monsieur le géné-„ral Rapp ; vous vous êtes bien fait désirer ?
99 D oh venez-vous?
,,Rapp, D’Rcouen, où j’ai laissé mes trou-ves a la disposition du ministre de la guerre.
,,Napoléon. Vouliez-vous réellement vous,,battre contre moi?
„Rapp. Oui, sire.
,,Napoléon. Diable!
„Rapp. La résolution était obligée.
,,Napoléon. {D'un ion animé.) F....e, je,,savais bien que vous étiez devantmoi. Si l’on„se fût battu, j’aurais été vous chercher sur le,,champ de bataille. Je vous aurais fait voir la„ tête de Méduse: auriez-vous osé tirer sur moi?
,,Rapp. Sans doute; mon devoir....
„NapolÉon. C’est trop fort. Mais les soldatsj,ne vous auraient pas obéi; ils m’avaient cou-