du général Rapp.
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CHAPITRE XLVI.
Ce fut pendant cette retraite que les soldatsapprirent le désastre de Waterloo et l’abdica-tion de l’empereur, que, jusqu’à ce moment,je leur avais soigneusement cachés. Ces évé-nements produisirent un découragement uni-versel, et la désertion se mit bientôt parmieux. Les moins emportés roulaient dans leurstêtes des projets funestes. Excités par la mal-veillance, les uns voulaient se rendre dans leursfoyers , les autres proposaient de se jeter enpartisans dans les Vosges .
Je fus aussitôt informé de ces dispositions.J’envisageai de suite les terribles conséquen-ces qu’elles pouvaient avoir. Je publiai un or-dre du jour; il réussit, les esprits se calmèrent;mais l inquiétude ne tarda pas a se réveiller.Arrivé a Haguenau , le *** régiment, autrefoissi fameux, annonça hautement le dessein dequitter l’armée et de se rendre avec son artil-lerie dans les montagnes. Déjalespièces étaientattelées et un bataillon avait pris les armes. Jefus averti; j’accourus, je pris a la main l’aiglede ces rebelles; et me plaçant au milieu d’eux,„Soldats, leur dis-je, j’apprends qu’il est ques-tion,- parmi vous, de nous abandonner. Dans,,une heure nous allons nous battre; voulex-„vous que les Autrichiens pensent que vous„avez fui le champ d’honneur? Que les braves>, jurent de ne quitter ni leurs aigles ni leurgé-i,néral en chef. Je permets aux lâches de s’eu