303
du général Rapp.
afin d’accabler celle-ci. Je ne me mépris passur les le dessein des alliés : mais je ne pou-vais réunir mes troupes , déployés dans uneplaine immense et déjà engagées sur toute laligne. 11 ne me restait qu’un parti; je le prissur-le-champ: heureusement c’était le plus fu-neste pour l’ennemi. Je serre en colonnes le10 e régiment, au milieu du feu; je fais avan-cer le ô2 e , et je l’échelonne après l’avoir forméen carré. Le reste de la di\ ision Albert resteen réserve h la hauteur de Hiderhausbergen.
Tout en défendant le terrain pied a pied,le général Rottembourg fit un changement defront, l’aile gauche en arrière, et vint couvrirles villages de Hoenheim, Bischeim et Schit-tigheim, en menaçant le flanc des troupesI qui s’engageaient entre ces deux divisions.C’étaient ses instructions.
Le 103 e fut placé sur la route de Brumpt,et le 3(j e sortit de SoufFelweyersheim pour l’ap-puyer; mais a peine était- il en marche que lesalliés attaquent le village. J’envoie aussitôtunecompagnie pour défendre cette importanteposition. Nos soldats s’y portent a la course,mais l’ennemi s’en empare ar mit qu'ils puissentarriver. Le capitaine Chauvin soutient avecune rare bravoure le feu d’une nuée de tirail-leurs, et donne au général Fririon le tempsd’accourir. Celui-ci laisse un bataillon et qua-tre pièces de canon pour couvrir la route, et1 s’avance au pas de charge avec le reste de sesforces. Le général Gudin seconde ce mouve-ment, et manœuvre sur celle de Bischweiller:les Autrichiens cèdent et se retirent ; mais lesrenforts qu’ils reçoivent a chaque instant ne