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Mémoires
laissent a nos troupes aucun espoir de se main-tenir. D’un autre côté, les assaillants avaientdébordé le 10 e , et le moment était venu d’exé-cuter le mouvement que j’avais prescrit. Enconséquence, la seizsime division replia sonaile gauche perpendiculairement en arrière, eten conservant la tête de Hoenheim, d’où notreartillerie foudroyait l’ennemi en flanc et a re-vers. En même temps, le brave général Beur-mann , attaqué de toutes parts et déjà enve-loppé , sortait de Mundolsheim a la tête du10 e , et faisait retraite en bon ordre sur la di-vision.
Les Autrichiens, de leur côté, se portaientsur la route de Brumpt avec des masses énor-mes de cavalerie et d’infanterie, soutenues payune artillerie formidable. Ils s’engagèrent en-tre les deux divisions , et arrivèrent sans ob-stacle sur quatre bouches a feu qui n’avaientcessé de mitrailler leurs colonnes. Elles furentenlevées: mais l’ennemi prêta le flanc aux trou-pes du général Rottembourg, et a deux régi-ments de cavalex’ie qui se trouvaient sur sonfront, Je profitai de cette circonstance , je memis a la tête du 11 e de dragons et du 7 e dechasseurs a cheval. Je me précipitai en avant,je renversai la première ligne, pénétrai dansla seconde, culbutai tout ce qui opposa de larésistance. INous fîmes une boucherie affreusede la cavalerie autrichienne et wurtembergeoise. >
En même temps le 32 e de ligne arrive au pas lde charge, en colonnes serrées, et l’empêchede se rallier. Elle se renverse sur sa propre in-fanterie et la met en fuite.
De son côté le général Rottembourg porte
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