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Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
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Mémoires

décharge pour la mieux fouiller. On netrouve rien ; on la recharge, en exigeant néan-moins qu’elle rentre: les chevaux effrayésprennent la course et renversent un enfant.

A cette vue la fureur redouble, on forceles gardes, on se précipite en tumulte dansla cour du palais, on saisit le cocher, et onle massacre sans pitié entre les mains d’unofficier accouru pour le défendre. Le désor-dre ne devait sûrement pas se borner a lamort d’un domestique; mais des groupes desoldats survinrent, forcèrent les pins empor-tés de se contenir, et le coup fut encoremanqué.

,,Toutes les tentatives pour faire égorgerle général Rapp par la main de ses troupesayant échoué, on eut recours aux voies or-dinaires de l’assassinat. Dès que la nuit futavancée, une foule d’individus se succédè-rent l’un a l’autre, et usèrent de violence

S )ur s’introduire dans sa chambre a coucher.

ais les aides-de-camp et quelques officiersen défendirent l’entrée avec courage, et pré-servèrent leur chef de toute insulte.

„Au milieu de cette effervescence, unecirconstance vint, tout a coup refroidir lessoldats, et contribua a les faire rentrer dansl’ordre. La ligne ennemie resserra ses can-tonnements au moment même où l’insurrec-tion éclatait, et reçut aussitôt des renfortsconsidérables. Cette concordance des mesu-res prises par les Autrichiens avec un événe-ment qu’ils ne devaient pas encore connaître,donna beaucoup a penser: aussi la divisiondu dehors doubla de suite ses gi’and-gardes;