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Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
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du général Rapp.

tenants au général Rapp, qui les faisait sortirsous la protection des Autrichiens. ,,Ces trois„voitures, ajoutait-il, ont été conduites au„pont couvert, et voici le reçu que je porte„â notre commandant en chef. Il faut fusil-ier le général Rapp... c’est un traître... il„nous a vendus a l’ennemi.“

„(Quelque échauffé que l’on fût encore, cediscours produisit peu d’effet - Les troupesmaltraitaient leur chef pour l’obliger a leverdes contributions, mais elles ne nourrissaientaucun soupçon contre lui. Sa réputationd’homme d’honneur restait intacte, et sonintégrité ne leur était pas plus suspecte queson courage. Des provocations au meurtre siouvertes excitèrent la défiance, et les soldatsdevinrent plus circonspects. Quelques unscependant semaient l’inquiétude et voulaientqu’on s’assurât de sa personne; mais l’arméeeut le bon esprit de repousser des sugges-tions dont peut-être elle ne sentit pas d’abordtoute la perfidie.

,,Dès qu’un moyen échouait, les conspira-teurs en tentaient un autre, et ne négligeaientrien pour faire verser le sang, persuadés ques’il avait une fois coulé, il serait facile dele faire couler encore. Le cocher du généralconduisait du palais aux écuries un chariotchargé de paille. Les factionnaires firent quel-ques difficultés de le laisser passer: il sortitcependant; mais a peine était-il dehors quedes malveillants crient à la trahison, et pré-tendent que, sous prétexte de' transporter dela paille, on enlève la caisse militaire. Aussi-tôt la multitude se jette sur la voiture et la