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Les loix des bâtimens, suivant la coutume de Paris : traitant de ce qui concerne les Servitudes réelles, les Rapports des Jurés-Experts, les Réparations Locatives, Douairieres, Usufruitieres, Bénéficiales, &c / enseignées par m. Desgodets ...; avec les notes de m. Goupy ...
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in Mur mitoyen. 317

Biaifon , tant du côté du Voisin qui fait construirele mur en bâtistant sa. maison, que du côté del'autre Voisin , qui fe lerr dudit mur , après qu*ilest construit, pour deux raisons. La premiere, si l'onpoíoit toutes les solives dans ledit mur , soit enbâtistant ou autrement, & que les portées des soli-ves vinstent à s’échauffcr ou pourrir, ce qui arrivesouvent, le mur ne seroit plus porté que fur lamoitié de son épaisseur ; pareeque ordinairementles solins entre les solives sont mal garnis , & il sepourroit deveríèr à cet endroit. Secondement, fiaprès la construction du mur , on y faisoit portertoutes les solives des planchers d'une maison quel’on adosteroit contre , la proximité des trous quel'on y seroit pour loger les solives, formeroit unetranchée au long du mur , qui en diminueroit lasolidité Sc en avanceroit la ruine, (c)

(c) Il n’est presque plus d'usage dans les bâtimens de faiteporter les solives des planchers , autres que celles d'enchevê-trure fur des sablières posées le long des murs mitoyens , Scportées fur des corbeaux de fer , scellés dans lesdits murs mi-toyens cela ne se pratique que dans les maisons les plus com-munes & dans celles des champs i.Elles n'étoient point portée*solidement, fur tout lorsque les solives des planchers avoientbeaucoup de longueur, ces sablières le plus souvent fe dever-soient & faisoient baisser les planchers, & sort souvent les cor-beaux de fer en se descellant endommageraient les murs mitoyen*au-dessous & au-dessus de leurs portées dans lesdits murs. i Cessablières, étoient d’un désagréable aspect au-dessous des plan-chers , & su r-tout dans les planchers où il n’y avoir point depoutres, dom on supprime aussi l'ulage aujourd'hui, tant quel'on peut pour la même raison ; ou sion neles peut supprimer,cil les enferme dumoins dans les planchers. Ces sablières,dis-je, faisoient un fort vilain effèt au-dessous de ces plan-chers ; c’estpourquoi, on a imaginé de faire dans les plan-chers des especes d'enchevêtrures le long des murs mitoyens ,c'est-à dire, à cinq ou six pieds de distance les uns des aunes ,•n met des solives d'eachevcttures qui portent dans lesdits