Buch 
Les loix des bâtimens, suivant la coutume de Paris : traitant de ce qui concerne les Servitudes réelles, les Rapports des Jurés-Experts, les Réparations Locatives, Douairieres, Usufruitieres, Bénéficiales, &c / enseignées par m. Desgodets ...; avec les notes de m. Goupy ...
Entstehung
Seite
318
JPEG-Download
 

318 Comment placer, les poutres

7. Si i'un des Voisins avoic fait porter toutesles solives de fa maison dans le mur mitoyen , en leconstruisant, l’autre Voisin qui voudroit ensuiteadosser un bâtiment contre ledit mur , pourroicobliger lc premier à faire couper & óter du murmitoyen , la poitée des solives des planchers de íamaison qui ne serviroit pas aux enchevêtrures, &les faire porter fur des sablières au long dudit mur,soutenues par des corbeaux de fer , en observant lamcme chose de son côté. Néanmoins, il (eroit plusà propos pour l’imérêt des deux Voisins de laisserdans le mur les solives des planchers de celui quiauroit bâti le premier, tant que ce mur pourroicsubsister, parceque pour les óter, il faudroit fairedes trous <Sé des tranchées dans le mur , qui y cau-seroient du dommage &í en diminueroient la soli-dité. (d)

murs, & on assemble dans ces solives des linçoirs joignansles murs mitoyens ; dans lesquels linçoiis sont assemblées lessolives qui sont entre leídites solives d'enchevètrures , ce quielì bien plus solide que les sablières & les corbeaux le longdes murs , & conserve la beauté des plat fonds en ne faisantaucunes saillies au-dellous, & en outre donne la facilité depouvoir orner les platfonds de corniches , frises & autres or-fiíir.ens.

(d) C'est une question de fçavoir > fi un Particulier quiauroit bâti le premier & auroit fait poser les solives de sesplanchers dans un mur qui ne feroit mitoyen , que jusqu'á lahauteur de clôture , le surplus de la hauteur lui appartenantseul ; c’est une question , dis-je, de sçavoir, sì le Voisin ve-nant à bâtir ensuite en se rendant ce mur mitoyen en toutesa hauteur, s’il pourroit obliger le premier de retirer les boisde ses planchers hors l'cpaiíseur du mur, au moyen des sabliè-res. Le premier qui a bâti étoic seul Propriétaire de ce mur ;par conséquent, il pouvoir en disposer comme de chose à luiappartenance : & en user , comme bon lui sembleroir , pourvuque la solidité ne fut point intéressée. Le second veut ensuiteíe rendre ce mur commun & mitoyen : la Coutume lui permet-tant d« le taire,le premier ne peut k refuser, mais sn uc peut l'ec-