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Les loix des bâtimens, suivant la coutume de Paris : traitant de ce qui concerne les Servitudes réelles, les Rapports des Jurés-Experts, les Réparations Locatives, Douairieres, Usufruitieres, Bénéficiales, &c / enseignées par m. Desgodets ...; avec les notes de m. Goupy ...
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enMur. mitoyen. 319

8. Si les solives des planchers des deux maisonsappartenantes à un même Propriétaire avoient étémiles dans le mur mitoyen entre deux , &c que ccPropriétaire disposât par après de ces deux maisonsen faveur de deux de ses enfans, & que par parta-ge ou autrement les deux maisons fullent à deuxdiíFércns Propriétaires ; s'il elt fait mention par Pactede partage, que les solives resteront portées dans lcmur mitoyen , le Propriétaire de l’une des maisonsne peur pas contraindre l'autre à ocer íes solivesdudit mur, tant qu’il pourra subsister, bien enten-du que , ces solives ne pallent pas plus avant quela moitié de Pépaiiíèur dudit mur ; mais si par lafuite , il convient de refaire le mur à neuf , l’un& l’autre des deux Voisins pourront être obligés defaire couper & ôter toutes les solives du mur, à laréserve de celles d’enchevêtrure.

9. Il s’ensoit de tout ce qui est dit ci-destusqu’il n’est permis de faire porter & loger dans lesmurs mitoyens, que les poutres & les solives d’en-chevêtrure , les bouts des sablières & les corbeauxqui portent les planchers, les sablières des cloisons

gager d’en ceder la mitoyenneté que dans l’ctat qu’il est; la feuleraiíbn que le second pourroir alléguer, ce seroit que quoiqu'unParticulier bâtisse un inur à ses dépens seul , il doit observer lesRéglemens de l’art de bâtir, & considérer ce mur, commepouvant un jour devenir mitoyen, le Voisin ayant cette fa-culté toutes les fois qu'il le souhaite sur-tout en bâtissant.Malgté ers raisons, mon avis seroit qu’on ne poutroit con-traindre ce Voisin de retirer les solives de ses planchers hors le-dit mur, par le tort que cela poutroit faire á ce mur par leursdescelletnens.

Mais sil se trouvoit quelques solives , dont la portée excé-dât la tncicié de ('épaisseur du mur, point de difficulté quel’on forceoit celui qui les auroit fait poser, de le*couper juílqu’à la imicié de l'épaisseur du mur ; sur-tout, si ce dernieravoit des cheminées à adosser fur ce mur mitoyen.