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Le feld-maréchal Blucher , moins nombreux demoitié que son adversaire, resta toute la journéedu 3i immobile dans la position de Trannes, oùil attendait des renforts de la grande armée.Dansune autre circonstance, Napoléon se serait sansdoute défié de cette inaction; mais ayant été in-formé à faux que le prince de Scliwarzenbergse montrait en force sur la route d’Auxerre , ilresta en présence de l’armée de Silésie , avec l’es-poir de l’entamer si elle venait à faire un mouve-ment, ou de la bien recevoir si elle prenait l’ini-tiative de l’attaque.
dWdé!rV°SÎ Cependant le généralissime instruit que le feld-
yre t bataille, maréchal était poursuivi par Napoléon , décidaqu’il lui offrirait la bataille, et afin de lui assurerune grande supériorité, mit à sa disposition etdirigea sur Trannes les corps de Giulay, du princeroyal de Wurtemberg et les réserves du comteBarclay de Tolly , tandis que les comtes de Wrèdeet Wiltgenstein manoeuvreraient sur son flancdroit. Le premier se mit en mouvement le 3i aumatin,de Joinville sur Nomecourt d’où il devait, deconcert avec le second, déloger le duc de Ragusede Yassy ; mais le 6 e corps français ayant évacuéce bourg de bonne heure, les Bavarois se diri-gèrent sur Doulevent, poussant leur avant-gardevers Soulaines. Le comte de Wittgenstein occupaYassy et poussa sur Montiérender une divisionqui surprit le général Van Merlen que le due de