CHAPITRE X.
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forêt d’Orléans, depuis Chàtenoy jusqu’aux por-tes de celle ville, que le pays le plus impratica-ble de France en hiver, sépare de la forêt de Fon-tainebleau, laquelle s’appuie à la Seine à quelquedistance de Moret , et se prolonge jusqu’à Ubiset Chailly, dans la direction de Paris .
Entre l’Yonne et les canaux, les mouvemensd’armée ne sont exécutables que par les routesd’Auxerre à Briare sur Orléans , de Sens à Mon-targis et de Montereau à Fontainebleau , encoreles deux premières sont-elles très-mauvaises; à lagauche des canaux, on peut marcher sur la ca-pitale par la roule ( qui, de Noyers sur Vernisson,descend par Montargis et Nemours à Fontaine-bleau , et par celle qui y conduit d’Orléans parPithiviers .
Il suit de là, que Briare, Montargis, Nemours et Moret , sont les principaux postes de la lignedes canaux.
La Seine, depuis Saiut-Mamert jusqu’à Troyes ,n’est guéable nulle part en hiver : entre cettedernière ville et Nogcnt, il y a plusieurs pontsde bois, mais qui ne sont traversés que par descommunications peu importantes. Depuis l’em-bouchure de l’Aube jusqu’à celle du Loing, il yadesponts.de pierre à Montereau , à Bi’ay et àNogent. C’est par-là que débouchent la route deParis à Auxerre par Montereau et Sens ; les com- -inunications de Nangis et de Provins par Bray à