CHAPITRE Xi
a5g
Ainsi les lignes de l’Yonne et duLoirtg, sur les-quelles Napoléon avait beaucoup compté, n'ar-rêtèrent pas plus de vingt-quatre heures lamarche des colonnes ennemies. Il en fut de mêmede celle de la Seine .
Le duc de Bellune, informé le 10 février, dumouvement offensif des comtes de Wrède et deWittgenstein, fit prendre position à la réserve deParis en arrière de la Chapelle-Godefroy, ladroite appuyée à Tournebride et la gauche à Ber-nières. A peine était-elle établie , qu’on vit débou-cher de St.-Martin, les tètes de colonnes de ladivision autrichienne Hardegg. Le maréchal fitopérer un changement de front, qui porta sadroite à Mâcon , et prolongea sa gauche en ar-rière deSt.-Aubin. La cavalerie du comte Milhaudse forma en première ligne; le 2 e corps d’infan-terie à Nogent. Celte manœuvre était bonne; maisil aurait convenu peut-être de lui imprimer plusde vigueur, en portant tout aussitôt la divisionHamelinaye , qui formait la droite, à St.-Aubin,et garnissant le front de bandière de toute l’ar-tillerie disponible.
Le général Hardegg , n’éprouvant aucun obsta-cle, descendit par sa gauche le ravin où coulel’Ardusson, en colonnes serrées par bataillon,sous la protection de son artillerie et de sa cava-lerie. Au même moment, le comte Pahlen, com-
1 9
1 .