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et par le bras de cette rivière où est l’écluse denavigation; la plus considérable est sur la rivedroite ; elle est traversée par la grande route deChâlons à Paris ; la seconde partie forme uneîle ; la troisième occupe l’isthme de la pres-qu’île formée par les sinuosités de la rive gau-che; celle-ci traversée par la route de Coulom-miers , et dominée de près par la colline surlaquelle cette roule s’élève à travers un fau-bourg , est appellée le Cornillon , du nom d’unancien ouvrage qui couvrait l’istlnne. Les troisparties de Meaux sont réunies par des ponts depierres. Leur enceinte autrefois défendue parun mur llanqué de tours, en avant duquel régnaitun large fossé, mais alors presqu’entièrementeffacé, ne les mettait guère qu’à l’abri d’incur-sion , attendu qu’on ne s’était pas sérieusementoccupé de relever ses anciennes fortifications,et qu’on s’était borné à construire des tamboursà ses portes.
Lorsque l’armée française y entra par cellede La Ferté, le parti du général Sacken occupaitdéjà le Cornillon et le premier pont de la Marne .La garnison forte de 1,600 gardes nationaux malcommandés, s’était dissipée au premier coup decarabine. Encore quelques minutes, et l’ennemidevenait maître de l’île et de la ville. 11 avait déjàdans le massif de la porte de Cornillon de l’in-fanterie qui fusillait tout ce qui se présentait vers