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Tome premier.
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CHAPITRE XV.

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de Raguse, et 3 mille du département de laMarne , à recompïéter plusieurs autres du duc deTrévise ; mais la marche rapide des évéuemensne permit à aucun des deux maréchaux d’utilisercette levée qui, docile au premier appel, ac-courut à Reims , et fut (renvoyée faute d’armes,quelques jours après, dans ses foyers.

Des bruits de paix Rirent répandus dans lescamps à dessein de calmer les esprits qui com-mençaient à s’inquiéter ; mais la publication dèdeux décrets rendus à Fisrnes, le 5 mars; le pre-mier relatif aux dispositions de défense et de re-présailles contre l’ennemi, l’autre aux fonction-naires publics et habitons qui empêcheraient lepeuple de se défendre , firent comprendre àl’armée que la guerre ne finirait pas sans catas-trophe, et qu’elle n’aurait de repos qu’enseveliesous les débris du trône dont elle formait Tuni-que soutien.

Ces décrets, monumens historiques ( 1 ) , pro-clamèrent uue guerre d’extermination, et firentuu devoir à tous les citoyens de l’insurrection

( I) Extrait du premier décret.

Napoléon considérant que les généraux ennemis ont déclaré qu’ilsfusilleraient tous les paysans qui prendraient les armes ; décrète :

1“ Non-seulement tôus les ciitoyrtis français sont autorisés àcourir aux armes , mais requis de faire sonner le tocsin aussitôtqu’ils entendront le canon de nos troupes s’approcher d’eux, de serassembler , d« fouiller les bois, de couper les ponts , d'intercepter