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Tome second. Première partie.
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3Ô CAMPAGNE DE l8l4,

tandis que le comte de Wrède en tourneraitpar Mâcon le flanc droit, et chercherait à s’ap-procher de Nogent le plus possible. Le mou-vement s’opéra sans l’ombre d’une difficulté ;seulement le poste resté dans l’île engagea unefusillade très-vive avec l’avant-garde du comtede Pahlen , qui prit possession de Nogent, etles cosaques vinrent échanger à gauche quel-ques coups de carabine avec la garnison deB ray. L’avant-garde du comte de Wrède s’avan-ça sur cette direction jusqu’à Grisy.

Le généralissime dont les communications avecl’armée de Silésie étaient coupées, resta en obser-vation devant la Seine , et accorda à son ad-versaire un repos qu’il n’osait sans doute seflatter d’obtenir. Chose singulière ! cette arméede 100 mille hommes croyait avoir beaucoupobtenu, en forçant une armée inférieure des deuxtiers et battue, à rétrograder devant elle de 12myriamètres en neuf jours : elle comparait avecorgueil sa position actuelle à celle du 26 févrieroù, en pleine retraite sur Langres , elle n’aspi-rait qu’à regagner le Rhin sans échec ; aujour-d’hui rétablie en France , et ayant pour ainsidire , atteint le but qui lui était assigné.

Le séjour du prince de Schwarzenberg à Troyes ne fut marqué que par une proclamation ten-dant à détourner l’effet des décrets rendus àFismes par Napoléon, « Jamais les Alliés, y di-