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prononcés le 23 ; car tous ses corps occupèrentune ligne demi-circulaire autour de Vitry , quiindiquait plutôt l’intention de suivre Napoléonvers Saint-Dizier, que de marcher à Châlons .
Telle était en effet l’arrière-pensée du généra-lissime, qu’au reste il décela bientôt en donnantl’ordre aux Bavarois de passer la Marne.
Cette déviation à un plan dont l’utilité avaitété généralement sentie dans l’état-major russe,fournit matière à des observations que l’Empe-reur Alexandre accueillit. Le 24 au matin , il réu-nit en conseil privé à Sommepuis, le prince Wol-konski, le comte Barclay de Tolly et les générauxToll et Diebitsch; et après avoir examiné attenti-vement sur la carte la position respective des ar-mées , il demanda leur avis. Le général Diebitschdémontra avec autant de chaleur que de préci-sion , la nécessité de marcher sur Paris , et prouvaque la conquête de cette ville enlèverait non-seu-lement à Napoléon sa place de dépôt, mais déci-derait encore l’opinion publique, que les bulle-tins mensongers et les chances trop long-tempsincertaines de la campagne, laissaient flottanteentre lui et les Alliés. L’avis des autres membresdu conseil étant conforme au sien, l’Empereurl’adopta et chargea le général Toll de faire partau généralissime de la résolution qu’il avait prisede marcher sur Paris avec les armées réunies, seréservant d’en instruire lui-même le roi de Prusse.