CHAPITRE XIX. 95
Au moment où il prenait cette détermina-tion , le prince de Schwarzenberg fut informéque l’armée de Silésie occupait Reims et Château-Thierry, qu’elle allait entrer à Châlons , et quetoute sa cavalerie sous les ordres du généralWinzingerode, était entre la Somme-Soude et laCosle.
Mais pour faire voir comment l’armée de Silé-sie parvint à se mettre en contact avec celle duprince de Schwarzenberg, il convient de repren-dre les choses d’un peu plus haut.
Depuis le i 3 mars, le duc de Trévise occupaitla position que l’Empereur lui avait assignée sousSoissons , et le duc de Raguse était revenu deFismes le i 5 , d’après un ordre du Major-géné-ral, prendre poste à sa droite sur l’Aisne , à Béry-au-Bac. Ces deux corps dont la force totale 11’ex-cédait pas 1 3 ,ooo baïonnettes et 3 ,600 sabres,n’auraient pas resté si long-temps en présencede l’armée de Silésie qui en comptait 09 mille,si le feld-maréchal Blucher , incertain de cequ’il devait faire, n’avait craint d’abord que Napo-léon, après avoir reçu quelques renforts, ne reprîtl’offensive sur la rive droite de l’Aisne , et qu’en-suite il n’eût eu lui-même le dessein de se porterdans la vallée de l’Oise , comme on en juge par ladirection donnée au corps de Bulow, de La Fère sur Noyon .
Les choses restèrent dans le même état jusqu’au