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CHAPITRE XIX. 99
tructions portaient de couvrir Paris , ils craigni-rent de s’en «carter en s'établissant ainsi devant^ la gauche de l'ennemi ; de plus, le duc de Raguse
I ayant eu avis de la marche du corps de Winzinge-
j rode sur Reims , dont les rapports exagéraient la
force jusqu’à 4*> mille hommes, il décida soncollègue à se rapprocher de lui le lendemaini matin, en lui faisant observer qu’une jonction à
Reims les séparerait sans retour du général Char-pentier , laissé sur l’Aisne inférieure.
D’après cette détermination, le duc de Trévise se mit en marche le 19 au point du jour, pour1 revenir sur ses pas; et à 8 heures, la tête de sa
colonne était déjà à Jonchery, lorsque, sur unfaux avis, le duc de Raguse qui y arrivait égale-ment , lui persuada de retourner à Reims . L’in-fanterie s’arrêta; et l’arrière-garde de dragonsfaisant volte-face, y rentra au galop vers midi.L’avant - garde russe commençait seulement àse montrer, et il n’y avait dans la ville qu’un pulkde cosaques, qui fut dissipé. Surpris de ce brus-que retour, le général Winzingerode forma sescolonnes et se prépara à reprendre Reims de viveforce. Le régiment de dragons, rentré seul si har-diment, ne suffisait pas pour le défendre, et cou-rait un grand danger ; le comte Belliard porta^ à son soutien la division Roussel, la forma le long
de la grande route, face à la Yesle, et jeta aumoulin de St.-Brice un bataillon de fusiliers de la
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