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CAMPAGNE DE l8l4îGarde, qui se trouvait sous sa main. Les dragonsqui étaient en ville mirent pied à terre, barri-cadèrent les portes, et bientôt la canonnades’engagea sur les deux rives de la Vesle et auxportes de Laon et de Réthel.
Cependant l’infanterie n’arrivait pas, et le gé-néral Belliard ne pouvant comprendre la causede ce retard, expédiait officier sur officier auxmaréchaux, pour les informer de l’état des choseset prendre leurs ordres. Or, après son départ,ils s’étaient décidés à suspendre la marche del’infanterie, et lui firent dire qu’ils le laissaientmaître d’évacuer la ville, s’il ne se jugeait pasen état de la conserver; mais il n’était plus temps :les Russes la cernaient; et en se retirant, il auraiteu le corps entier de Winzingerode sur les bras.Aventuré si légèrement, le général Belliard sentitqu’il fallait faire bonne mine à mauvais jeu, etpour tromper l’ennemi sur sa faiblesse, il ca-nonna jusqu’à la chute du jour. Le général Win-zingerode, étonné d’une résistance si opiniâtre ,supposa Reims gardé par une forte garnison, etcrut ne pouvoir s’en rendre maître qu’au moyend’une escalade de nuit. 11 arrêta la marche deses colonnes, et ramassa toutes les échelles desvillages environnans; cependant à 7 heures, le jourétant entièrement tombé , le comte Belliard or-donna la retraite, qui s’opéra en silence et sansaccident sur Jonchery. De ce village, le duc de