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CAMPAGNE DE l8l4>
Le feld-maréchal Blucher voyant la possibilitéde rétablir ses communications avec la grandearmée par Reims, que les maréchaux français trop attachés peut-être à la lettre de leurs ins-tructions , lui avaient cédé pour s’interposerentre son armée et la Capitale; dégoûté vrai-semblablement des pointes qui lui avaient si malréussi, résolut de se mettre en contact avecle généralissime, au moyen de ses troupes lé-gères, et de se préparer à opérer de concertavec lui, s'il n’était pas trop éloigné. En con-séquence , le baron 'Winzingerode reçut l’or-dre de garder Reims avec son infanterie, derétablir les ponts de la Vesle, et de poussersa cavalerie sur Epernay et Vitry ; les géné-raux Yorck et Kleist eurent l’instruction d’ob-server les maréchaux et de les tenir en baleinepar des démonstrations. Il fut prescrit au baronSacken de se porter sur Wailly, d’y jeter unpont, et de pousser son avant-garde à Braisne.Les Français conservèrent toute la journée du20 la position de Mont-Saint-Martin, où le ducaL^ndonuétde Trévise rallia la division Charpentier , livrantforces/*™’ ainsi Soissons et Compiègne à leurs propresforces. Mais la première de ces places, à laquelledeux compagnies de sapeurs et environ 800 tra-vailleurs n'avaient cessé d’être employés depuissix jours, était sensiblement améliorée; et dansl’impossibilité de mettre en si peu de temps la