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CHAPITRE XIX. 103
ville à l’abri d’un coup de mam, du moins l’ou-vrage à couronne de St.-Wast se trouvait en étatde remplir l’objet d’une citadelle. D’ailleurs, leduc de Trévise y avait laissé 2,800 hommes et unarmement de 3 g bouches à feu, et le commandantGérard paraissait bien résolu à venger les affrontsfaits à ses remparts. La garnison de Compiègne ,sous le major Ottenin, se composait d’environ600 hommes de jeune garde.
Sur le soir, la cavalerie des généraux Yorck etKleist réunie à Courlandon sous les ordres dugénéral Ziethen, passa la Yesle, et vint s’établirsur la droite des Français . Le général Bulow s’a-vança sur Soissons , et eut un engagement très-chaud avec la sarnison. Le comte Lanseron resta
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eu réserve à Béry-au-Bac.
Pendant que ces mouvemens s’opéraient, le Reprise de
* * v Cliâlouspar le
baron Tettenborn revenant sur ses pas apres le générai Tet-
* 1 tenboru.
départ des gardes d’honneur, rentra dans Châ-Ions avant que Je général Duvigneau eût eu letemps d’y mettre garnison, et ouvrit de nou-veau par Reims la communication avec l’arméede Silésie . Cet événement causa d’abord beau-coup de joie ; mais elle fut un instant trou-blée par la nouvelle qu’un corps composé d’in-fanterie et d’artillerie venait de se montrer dansles Ardennes, sans qu’on sût comment il y étaitentré; et que la population de cette contréeavait les armes à la main. Le maréchal Blucher