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tion à Château-Thierry , en attendant que lemaréchal Blucher eût prononcé son mouvement.
Si les maréchaux avaient été maîtres d’agir d’a- »
près les circonstances, personne ne s’aviserait decontester cette opinion; mais leurs instructionsétaient précises ; et comme, en s’en écartant, ilsse seraient tacitement engagés à conserver Paris ,ils préférèrent courir la chance d’être écrasésen cherchant à rejoindre l’Empereur, plutôtque de s’imposer une tâche si difficile, et àlaquelle il semblait lui-même avoir renoncé.
Quoi qu’il en soit, après avoir détruit les pontsde Château-Thierry et donné l’ordre au généralVincent de rejoindre par Orbais, ils se portèrentsur Montmirail . La réserve de cavalerie du géné-ral Ziethen toujours à leur poursuite, fut arrê-tée sur la rive droite de la Marne : les corpsd’Yorck et de Kleist prirent position surl’Ourcq à Cugny, Oulchy, Billy; leur cavalerie légèreà Neuilly et La Ferté-Milon. L’infanterie du ba-ron Winzingerode resta à Reims ; sa cavaleriese porta sur la Marne , dans le but d’opérer surles derrières de Napoléon. Le comte Langerons’avança jusqu’à Fismes , et le baron Sacken serapprocha de sa droite, laissant le général Bulowcommencer seul le siège de Soissons . Un corps m
volant de cavalerie eut ordre de se porter surVillers - Cotterets, pour donner la chasse auxpartis de la garnison de Compiègne qui battaient