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Tome second. Première partie.
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Il6 CAMPAGNE DE l8l4,

Quoique le nouveau général en chef rabattîtbeaucoup des promesses qui lui avaient été faites,il se flatta néanmoins qu’il aurait le temps de for-mer successivement ses trois divisions d’infan-terie à Liers, Anvers et Schotten; mais à peinerendu à Anvers , il acquit la conviction de n’avoir,pour tenir tête aux Prussiens et aux Anglais , queles dépôts d’une vingtaine de régimens encom-brés de soldats attendant leur réforme pour causede blessures, les divisions de jeune garde, com-mandées par les généraux Roguet et Barrois ;plus, 7 à 800 chevaux aux ordres du général Cas-tex. Cette fâcheuse découverte ne ralentit pour-tant pas son zèle; et la disgrâce de son prédéces-seur, loin de l’abattre, donna l’essor à toute sonénergie par la nécessité où elle le mit de soutenirsa réputation et de justifier le choix de l’Em-pereur.

Napoléon avait cru faire acte de modéra-tion en renonçant à chasser les Alliés de Breda ,et à planter les aigles françaises sur les bordsdu Wahl ; cependant en prescrivant au comteMaison de couvrir à la fois Anvers et la Belgique ,il lui assignait une tâche, sinon impossible, dumoins laborieuse et très-diflicile ; car, dans l’étatactuel des choses, c’était s’exposer à perdre l’unet l’autre. Menacée à la fois de front par les Prus-siens , sur les frontières maritimes par les Anglais ,et du côté de la Meuse par les Russes, la Belgique