CHAPITRE XX.
“7
se trouvait pour ainsi dire sans défense, malgréle grand nombre de places bâties à dessein d’in-* terdire l’accès de ses ports ou de tenir la clef de
ses canaux; en effet, la plupart délabrées, man-quaient, en outre, de garnison et d’approvision-nemens. Si le comte Maison n’eût visé qu’à cou-vrir Bruxelles, forcé de concentrer ses moyensentre Malines et Louvain , derrière le canal, dèsque le duc de Tarente qu’il prévoyait devoir êtreincessamment appelé au secours de la Capitale,aurait dépassé Namur , la faible armée du Nordcourait risque de voir insulter et prendre sur sesflancs Anvers etMaëstricht, sans être en état d’y^ mettre obstacle : de voir même se réunir derrière
elle les Alliés dans les plaines de la Senne et luicouper toute retraite. Eût-il voulu au contraire,s’en tenir à l’exécution ponctuelle de ses instruc-tions ? obligé alors de s’étendre le long du Demer ,entre la Meuse et l’Escaut; les Anglais et les Prus-siens , maîtres de Steenbergen et de Wilhelm-stadt, de Breda et de Bois-le-Duc , en auraient1 débouché sans difficulté pour se porter, soit par
le bassin de la Lys vers celui de Y Aa, afin d’accom-plir le voeu constant de l’Angleterre * de ravageren une courte et facile diversion tous nos établis-£ semens maritimes; soit parles bassins de la Dendre
et de l’Escaut dans celui de l’Oise , où leur jonc-tion aurait pu s’effectuer avec les Russes , qui s’yseraient rendus par les vallées de la Meuse et del’Aisne .
t