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Tome second. Première partie.
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Le généralCarnot prendle commande-ment d’Anvers

l36 CAMPAGNE DE l8l4,

Grâces à l’activité de l’amiral Missiessy et deschefs des différens services , l’escadre désarméeet blindée dans le bassin, comme cela s’était déjàpratiqué à Malte en l’an vu, n’avait rien à crain-dre du feu ; l’artillerie de la place riposta avecvigueur à celle de l’ennemi.

Ce fut dans cette circonstance critique que legénéral Carnot vint relever le duc de Plaisancecomme gouverneur. Cet illustre vétéran voyantles masses de la coalition couvrir le sol de laFrance , sentit rallumer dans son coeur le feupatriotique qui l’enflamma dans les crises dei 7 q 3 , et offrit à l’Empereur son bras sexagé-naire (i).

Napoléon se connaissait en hommes, et futtouché de ce dévouement. Dès que Carnot offreses services _, dit-il, il sera fidèle au poste que jelui confierai ; je le nomme gouverneur d’Anvers.C’était en effet le général qui convenait le mieuxdans cette place.

Sa présence s’y lit aussitôt sentir par la jus-

(i) « C’est peu de chose, sans doute, écrivait-il à l’Empereur,» que l’offre d’un bras sexagénaire ; mais j’ai pensé que l’exemple» d’un soldat dont les sentimens patriotiques sont connus, pour-» rait rallier à vos aigles beaucoup de gens incertains du partis qu’ils doivent prendre, et qui peuvent se laisser persuader que» ce serait sauver leur pays que de les abandonner. »

Carnot , par Rioust. Gand , 1817 , lit. VI,c hap. I er , pag. i63,