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Tome second. Première partie.
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CHAPITRE SX.

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tesse et la prudence des mesures qu’il prit pourprévenir le désordre. La division Roguet fut rap-pelée aussitôt à Anvers , et l’on ne conservaau dehors que Berghem et Borgerhout commeavant-postes. Le général Bulow se prévalant decette retraite volontaire, plaça aussitôt, à portéedes remparts, des batteries d’obusiers, qui en-trèrent en action, à dessein de faire diversion ;mais ce fut en vain. 11 n’j eut pas la moindre con-fusion dans la place. Par-tout où le feu se mani-festa , il fut éteint à l’instant ; et lorsqu’il cessa ,la chute des bombes n’était plus qu’un jeu sanspéril, auquel la garnison s’était familiarisé.

Enfin les Alliés ayant épuisé toutes leurs mu-nitions , et se sentant hors d’état d’entreprendrele siège, furent obligés de décamper le 6. Le gé-néral Bulow prévoyant l’issue de cette équipéeà laquelle il s’était prêté malgré lui, enchantéque les Souverains l’appelassent à opérer enFrance , ne jugea pas nécessaire de l’attendre, etdès le 4 il s’était hâté de diriger une partie de sesforces au soutien du général Borstell qui se trou-vait aux portes de Bruxelles.

Le général Carnot ne poursuivit pas l’ennemi ;il préféra, comme le comte Maison, accorderquelque repos à la garnison, qui était sur pieddepuis cinq jours.

On ignore la perte essuyée par les Alliés danscette courte et honteuse expédition ; celle des