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Tome second. Première partie.
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CHAPITRE XX.

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du peu de troupes qui s’y trouvaient déjà réu-nies.

A la rigueur, le comte Maison aurait pu garderBruxelles quelques jours de plus ; et lorsqu’ilrevint sur sa première résolution, il ne cédaqu’à des considérations purement politiques.L’occupation de cette ville par les étrangersétant inévitable, il craignit que la populace ex-citée de langue main à la révolte par quelquesmalveillans, ne le mit dans l’alternative de fairedes exemples de sévéï’ité, ou de compromettresa petite armée pour la vaine gloire de s’y main-tenir 48 heures de plus. Dans tout état de choses,dès qu’on avait l’espoir d’y revenir , il en-trait dans les intérêts de la nation française demontrer de la modération, et de ne point s’alié-ner le coeur des Belges. D’ailleurs, l’avant-garde ducomte Bulow arrivait à Malines , et la concentra-tion du corps du général Winzingerode à Namur donnait de vives inquiétudes sur les derrières del’armée déjà infestés de partis, et où l’espritpublic travaillé couvait une insurrection. Toutesles nouvelles qu’on en recevait étaient alar-mantes. A Namur , le maire faillit être victimed’une sédition, et fut redevable de la vie au gé-néral russe qui le prit sous sa protection. Char-leroy avait illuminé à l’arrivée des Alliés; dans ledépartement de la Lys, des bandes de conscritsréfractaires et autres s’opposaient à main armée