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Tome second. Première partie.
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l64 CAMPAGNE DE l8l4,

à Napoléon , puisqu’au-delà des sources de celleuve, une barrière naturelle permettait aux dé-bris de l’armée battue d’arrêter la marche des vain-queurs; mais l’Autriche avait trop à coeur de re-couvrer les belles possessions qu’une longue suitede revers lui avait enlevées, pour ne pas songerà en faire la conquête; d’un autre côté, l’Angle-terre était trop intéressée à ouvrir les ports de laToscane et de la rivière de Gênes, depuis si long-temps fermés à son commerce, pour ne point lalui faciliter par une div ersion sur les côtes. Ainsi,pendant que les armées alliées se pressaient surle Rhin et menaçaient de le franchir, le maréchalde Bellegarde rassemblait une armée formidablesur la rive gauche de l’Adige , et lord Bentinck pré-parait en Sicile une expédition contre la Toscane .

Quoique dénuée de troupes, l’Italie ne parutpas si facile à conquérir au cabinet de Vienne ,qu’il ne crût nécessaire de préparer l’exécutionde ses projets au moyen d'une nouvelle alliance.Le royaume fondé par l’Empereur y avait pris dela consistance : sous l’administration du princequi le gouvernait depuis dix ans, les décretsles plus rigoureux de Napoléon avaient subides modifications réclamées par les moeurs dupeuple italien, il était à craindre que , menacédans son existence, il ne formât à la voix duVice-roi, au milieu de la péninsule, un foyer derésistance capable d’arrêter la marche des batail-