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Tome second. Première partie.
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CHAPITRE XXI. l65

Ions autrichiens. Pour contrebalancer l'effet decette levée, le conseil auliquene vit qu'un seulexpédient, celui d'engager le roi de Naples à faire•cause commune avec lui. L’ouverture et les ré-sultats de la campagne en Italie dépendaient doncentièrement de l’issue des négociations.

Quelle détermination ce Souverain, qui tenaitpour ainsi dire , les destinées de l’Italie entre sesmains, allait-il prendre ? Prince français, beau-frère de Napoléon, couronné par lui, combien demotifs d’entraînement î quelle dette sacrée à ac-quitter ! l’opinion publique pouvait-elle un seulinstant douter de son dévouement à celui dont iltenait tout? Mais la métamorphose de Joachimalors entière et complète, ne s’était pas boi’née àun travestissementde titre et de costume: il n’avaitpas seulement échangéla cuirasse pôurla pourpre.D’ailleurs, sous l’influence climatérique du paysauquel la politique doit son apôtre et son suppôt,le nouveau roi de Naples pouvait-il entièrementse soustraire aux insinuations machiavéliquesque rendait si spécieuses le bruit déjà répandude l’invasion prochaine de la France ? L’ambi-tion dont elles flattaient l’oreille devaitles accueil-lir en raison de l’intérêt que l’on attache à laconservation du pouvoir. L’enivrement de lapuissance, cette dégradation morale , qui éteinttoutes les affections de parenté et de patrie, étaitpresque une maladie de famille : le Français avait