•CHAPITRE XXI. *7^
donc que le génie du prince Eugène suppléât à cequi lui manquait, et à l’imperfection de ce qu’ilavait pour conserver sa ligne. Le feld-maréchaide Bellegarde, au contraire, avec une armée,presque double de la sienne, recevait chaquejour des renforts, et allait être secondé parlefoi de Naples et le corps anglo-sicilien.
La grande quantité de neige tombée dans lemois de janvier, servit à souhait les généraux verture ae n
, ’ ' • 1 • campagne.
des deux partis. Le maréchal autrichien crutque la rigueur de la saison expliquei'ait souinaction à son jeune adversaire jusqu’à l’ar-rivée des Napolitains. Le Vice-roi de son côté,utilisa ces derniers instans pour achever l’ha-billement et l'iustruction des conscrits; cepen-dant la politique apportait de jour en jour denouveaux obstacles à la marche de ces auxiliaires:
Joachim mandait au prince Eugène qu’il attendaitde l'Empereur une décision sur la question desavoir s'il commanderait les deux armées après offensive
, . . 1 et défensive
leur jonction, au moment ou il n était pas sans «leiaCour
, ... , ... 1 , devienne
inquiétude sur 1 issue des négociations entamees et du roi
... ° . de Naples.
avec 1 Autriche et l’Angleterre. Les plus grandesdifficultés lie provenaient pas à la vérité du cabi-net de Vienne , qui dévorant en idée le royaumedItalie, accédait à toutes les propositions duministère napolitain; mais la cour de Londres ,qui avait des vues moins directes sur ce pays, re-fusait de souscrire au traité d’alliauce conclu par